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Devenir l’opposition

Dites donc, quelqu’un a des nouvelles du Parti libéral?

Je blague. Le PLQ revient dans l’actualité régulièrement, notamment sur la question environnementale et en présentant lundi la mise à jour économique, qui sera présentée la semaine prochaine comme le premier test du nouveau gouvernement.

Il faut néanmoins admettre que c’est difficile pour le gouvernement sortant de retenir l’attention, alors que tous les yeux sont rivés vers la CAQ ou que QS fait parler d’elle avec les frasques d’une de ses députées. Ce n’est pas facile pour le PQ non plus, mais sa reconnaissance comme groupe parlementaire lui a procuré un peu de lumière.

Question de ton

On constate surtout que ce qui sera le plus difficile pour la nouvelle opposition officielle, c’est de trouver un ton qui lui permettra d’être mordante sans se placer en contradiction avec la décennie et demie qu’elle a passée au gouvernement.

On a pu mesurer toute l’ampleur du défi lors de la gênante sortie de Dominique Anglade suivant l’annonce des mises à pied de Bombardier. Soucieuse de protéger ses décisions dans le dossier, elle a refusé de jeter la pierre à l’entreprise, enjoignant plutôt au gouvernement d’agir pour sauver les emplois. Ceux pour lesquels le gouvernement d’avant a négligé de négocier des garanties, en fait.

Respect des promesses

À la veille du discours d’ouverture de François Legault, le leader parlementaire de l’opposition officielle, Sébastien Proulx, teste un nouvel angle en pressant le nouveau gouvernement de réaliser ses engagements. La CAQ sera sage de lui rappeler que le Québec dont elle hérite, c’est beaucoup celui des libéraux et qu’elle n’aura pas trop de quatre ans pour infléchir sa trajectoire à son image.

Se retrouvant dans l’opposition en 2012, les libéraux n’ont jamais cessé de se comporter comme un gouvernement en vacances, les Jean-Marc Fournier, Pierre Paradis et Pierre Moreau menant la charge avec toute la mauvaise foi nécessaire. Maintenant que les membres du «rat pack» sont partis, il faudra voir qui sera prêt à prendre la relève.

LeJournaldeMontreal